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Vibration, la radio électro de Bruxelles diffuse un docu sur la house

29 Nov

Mon documentaire radiophonique sur la house music sera bientôt diffusé sur Radio Vibration.

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de l’écouter, branchez vous sur Vibration 107.2 fm, le dimanche 4 décembre  à partir de 16 heures.

Le fun peut vous faire changer d’habitude !

14 Jun

Le Suédois Andreas Dahlqvist est à l’origine d’une astucieuse campagne marketing pour Volkswagen. L’idée : rendre quelque chose amusant est le moyen le plus simple pour que les gens changent d’habitude. C’est la “fun theory“. Comment amener les gens à prendre l’escalier au lieu de l’escalor ? Illustration en images avec cette video tournée dans une bouche de métro à Stockholm.

Olivier Truc, correspondant du Monde en Suède

17 May

Comment devient-on journaliste correspondant ? Faut-il forcément parler la langue du pays que l’on souhaite couvrir ? Olivier Truc ne jure que par l’expérience du terrain. Avant d’être correspondant il est journaliste dans l’âme. Presse, radio, télé, à Montpellier ou à Stockholm il n’a pas de barrières. Juste de la motivation et beaucoup d’estime pour ce métier.

Olivier Truc se prédestinait à être pilote de chasse. Jusqu’au jour où on lui décrit étape par étape à quoi ressemblera sa carrière. Non, il n’avait pas envie d’une vie tracée d’avance. Il a préféré devenir journaliste. “Ce que j’aime avant tout dans ce métier c’est rencontrer des gens et raconter des histoires“. Oui, on peut encore croire à un journalisme qui fait rêver.

LE LOCAL, UNE TRES BONNE ECOLE

Il commence comme bénévole au Midi Libre à Montpellier, un quotidien très local. C’est pour lui une très bonne expérience car il se frotte réellement à l’actualité en étant sur le terrain, en rencontrant les gens. “C’est peut-être à ce moment là que j’ai aussi le plus subi de pressions. Parce que je travaillais dans une ville où tous les gens se connaissent et que je parlais d’eux, de ce qui les touche au plus près. C’est ça l’information de proximité“. Il fait par la suite une formation en alternance au Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes et travaille pendant deux ans dans un magazine où il s’exerce à faire des reportages. Il consolide son expérience régionale dans des petites rédactions à Montpellier et devient correspondant local pour Libération. “J’ai traité beaucoup de faits divers, mais c’est bien parce que ça oblige à aller vers les gens. Le côté humain est très important et aucune école de journalisme ne peut l’enseigner.”

“SE BLINDER SANS DEVENIR BLASE”

Olivier Truc multiplie les expériences et sans modération. Il a animé une émission pour une télévision locale, fait des sujets pour TF1 et pour la radio RTL, des documentaires pour Arte et France 5, des plateaux pour France 3, France 24 et il a aussi écrit pour La Tribune et le quotidien belge Le Soir. Avec 25 ans de carrière, Olivier Truc peut se targuer de donner quelques conseils. “La difficulté dans le métier de journaliste, c’est de se blinder sans devenir blasé. On ne peut jamais être sûr que la personne qu’on interroge nous dit la vérité. Parfois on se fait avoir. Alors pour se convaincre qu’on n’est pas dupe on devient cynique. Selon moi un bon journaliste doit pouvoir se laisser surprendre.”  Olivier Truc parle en connaissance de cause. En 2006 il publie L’Imposteur, un livre qui retrace l’histoire d’un rescapé français du Goulag. Olivier Truc le rencontre en Estonie et réalise plusieurs entretiens avant de se rendre compte que le rescapé ne dit pas toute la vérité sur son passé. “Je décide alors de faire une contre-enquête et je découvre qu’il s’est inventé une vie de toute pièce pour échapper entre autres aux services secrets du KGB. Son histoire en est devenue d’autant plus fascinante.

UN CORRESPONDANT VIERGE DE TOUT PREJUGES

Olivier Truc débarque à Stockholm en 1994. Par amour. Il rencontre une Suédoise en France et décide de la suivre à Stockholm. Avant de partir il contacte des médias français pour leur proposer des piges sur l’actualité suédoise. Le Point et RTL sont intéressés. Le seul hic, Olivier Truc ne parle pas un seul mot de suédois. “En plus je suis arrivé à un moment où la Suède occupait beaucoup l’actualité internationale puisqu’elle s’apprêtait à rentrer dans l’Union européenne.” C’est là où on reconnait un vrai journaliste : il se débrouille dans toutes les situations et ne se laisse pas impressionner. “La vérité c’est qu’au début j’avais des cours de suédois le matin et l’après-midi je la passais assis à une table avec le quotidien Dagens Nyheter et un dictionnaire à traduire les articles. C’était une période très difficile“. Au début Olivier Truc a dû jongler avec l’anglais mais aujourd’hui il parle couramment le suédois et travaille comme correspondant pour Le Monde depuis 2005. Il estime que le journaliste doit garder une certaine humilité et accepter qu’il ne peut pas tout connaitre sur tout. “On demande au journaliste d’être un expert sur un sujet en 24 heures. Si quelque chose m’échappe, je préfère prendre le temps de poser toutes les questions nécessaires, de faire répéter et même de demander une explication sur un terme suédois que je ne comprends pas. C’est indispensable si on veut être honnête avec l’information qu’on donne“.

PIGISTE POUR PLUS DE LIBERTE

Olivier Truc n’a jamais été salarié et c’est un choix. “Je crois que je ne supporterais pas de travailler tous les jours dans un bureau et de subir l’ambiance d’une rédaction. Je suis très indépendant et le statut de pigiste me convient très bien. Ca me permet de me consacrer à d’autres projets“. Effectivement Olivier Truc est en train d’écrire un livre et il souhaiterait réaliser plus de reportages. Et seule la souplesse d’un emploi du temps d’un pigiste le lui permet. Mais l’instabilité financière est le prix à payer pour cette liberté…

Olivier Truc dégage une force, celle de l’optimisme et de la passion pour le métier qu’il exerce. Le monde des médias apparaît souvent comme une jungle où tout doit aller vite au profit de la performance. Mais Olivier Truc défend un journalisme qui prend le temps de perdre du temps. “C’est le ressenti que le journaliste acquiert sur le terrain qui fait sa force, car elle est irremplaçable“.

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