Tag Archives: Bruxelles

Bruxelles, coquillages et crustacés

1 May

Durant le mois d’avril, l’émission  “Sous les pavés…Bruxelles” est parti  à la découverte du passé portuaire du quartier Sainte-Catherine dans le centre de Bruxelles. Les rues “Quai aux Briques” “Quai au Bois à Brûler” nous rappellent que jadis, la Senne coulait dans les rues de la ville. Il y avait alors des marchands de poissons et des petites vendeuses de citrons. Si la Senne est maintenant enterrée, la tradition poissonnière de ce quartier subsiste. Sous les pavés Bruxelles s’est rendu dans ces restaurants et bars à poisson où plus d’un viennent se lécher les babines, un verre de vin blanc à la main…

Place Sainte-Catherine, Bruxelles, avant

Podcast de l’émission

(“Sous les pavés Bruxelles”, 2e jeudi du mois, 18-19h, Radio Panik 105.4, réalisée par Aurélie Marchand, Emilie Pommereau et Aurélie Brousse).

Liens :

Le quartier Sainte-Catherine et les anciens quais

La place du marché aux poissons, avant/après

Un canal dans Bruxelles, bassin de vie et d’emploi

Les eurocrates à Bruxelles

21 Mar

A Bruxelles il y a les Portugais à Ixelles, les Brésiliens à Forest, les Congolais à Matonge, les Turcs à Saint-Josse, les Espagnols à Saint-Gilles… Mais il y a aussi les “eurocrates”.

Ils fréquentent les quartiers autour du Parlement européen et de la Commission européenne : de la place du Luxembourg jusqu’à la place Jourdan, en passant par les communes d’Ixelles et Etterbeek.

Ils parlent plusieurs langues, ils ont fréquenté les meilleures écoles, souvent ils ont beaucoup voyagé.

Pour eux, Bruxelles est avant tout le lieu de l’accomplissement de leur projet professionnel. Le “net-working”, devient le sport international.

L’équipe de Sous les pavés… Bruxelles est partie à la rencontre de ces Européens pour savoir quelles visions ils avaient de Bruxelles. Reportage.

En direct dans les studios de Radio Panik, nous avons ensuite reçu Carlo Luyckx, directeur du Bureau de Liaison Bruxelles-Europe, qui s’occupe d’accueillir les expatriés à Bruxelles.

Pour écouter le podcast de l’émission : http://www.radiopanik.org/spip/L-Europe-a-Bruxelles-Bruxelles-en

Beyond, un autre drame suédois

23 Nov
Svinalängorna ("Beyond") de Pernilla August

Svinalängorna (“Beyond”) de Pernilla August

Un an après sa sortie en Suède sous le nom original de “Svinalängorna” (le nom d’un quartier pavillonnaire à Ystad en Suède), Beyond, le premier long-métrage de Pernilla August a été présenté en avant-première au cinéma Vendôme à Bruxelles ce mardi 22 novembre.

Je me rappelle encore de l’affiche du film dans les métros de Stockholm. Le doux visage pensif de Noomi Rapace enfouit dans les draps annonçait une sorte de drame moderne, familial, à la fois tragique et horriblement commun, peut-être ennuyeux. Je ne m’étais pas trompée.

Pourtant Beyond a reçu de nombreuses récompenses : il a remporté deux prix à la Semaine de la critique de Venise, il a obtenu le prix de la meilleure réalisation aux Guldbagge, les Oscars suédois, il vient de recevoir le prix du Conseil Nordique et il représente la Suède pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

Le film a tout pour convaincre. Le premier rôle (Leena) revient à la nouvelle star hollywoodienne Noomi Rapace qui joue aux côtés de son vrai mari (pour le scoop, ils ont divorcé peu après le film). Le casting est particulièrement remarquable pour les seconds rôles avec la jeune actrice Tehilla Blad dans le rôle de Leena petite, Outi Mäenpää et Ville Vitanen, dans le rôle des parents de Leena.

La réalisatrice Pernilla August fait ses premiers pas dans le cinéma avec le  film Fanny et Alexandre du non moins célèbre cinéaste Ingmar Bergman. Longtemps actrice, elle a voulu passer de l’autre côté de la caméra. Son premier film Beyond est basé sur le roman autobiographique à succès de Susana Alakoski, auteure d’origine finlandaise. C’est là certainement un autre élément qui joue en la faveur du film.

La presse suédoise a salué le travail de la réalisatrice pour sa profondeur, son intensité émotionnelle,  sa capacité à montrer des sentiments complexes, à mêler chaleur et noirceur. Mais au final Beyond m’a paru long alors qu’il ne dure que 99 minutes. Noomi Rapace joue sur le même registre durant tout le film : le visage fermé, tendu, son regard renvoyant la peur d’affronter les souvenirs d’une enfance douloureuse.

Si l’intérêt du film est avant tout de montrer les sentiments de Leena, comment elle apprend à digérer les souvenirs qui resurgissent brutalement, ce qui m’a le plus interpellée, c’est l’histoire de cette famille finlandaise qui immigre en Suède dans les années 70, certainement pour y trouver un avenir plus prospère. L’Etat suédois bienveillant leur loue un appartement tout confort, moderne et standardisé, comme les millions d’autres appartements construits à cette époque pour la classe moyenne (“miljonprogrammet”, voir l’article sur le standard égalitaire à la suédoise). La famille de Leena vit à côté de Suédois, tout le monde est au même niveau. Mais pourtant le sentiment d’exclusion est palpable. Parce qu’ils ont l’accent finlandais, parce qu’ils ont peut-être un style plus “prolo”. Parce que Leena n’a pas un vrai maillot de bain comme tout le monde, mais un tricot de peau trouvé dans une friperie.

Dans le quotidien suédois Dagens Nyheter, la journaliste évoque la thématique essentielle du “petit frère finlandais et du grand frère suédois”  inhérente au récit originel de Susana Alakoski. Rappelons que la Finlande a été dominée par la Suède pendant près de 700 ans avant de l’être par la Russie.

C’est le récit d’un rêve de modernité, du triomphe de l’urbanisation architecturale sur la pauvreté, la misère et la saleté de l’ancien monde. La classe ouvrière n’avait plus rien à revendiquer, une fois quelle avait obtenu une cuisine moderne, un salon avec parquet, un balcon et une salle de bain. Le rêve du “Folkhemet”, le foyer du peuple, accessible pour tous se divisait finalement entre ceux qui arrivaient à être à la hauteur de l’idéal humain, soigneux, assidu, qui va de l’avant et ceux qui échouaient tout de même en dehors de la société, comme la famille de Leena.

Finalement, à quoi tient le drame familial raconté dans Beyond ?  A l’alcool qui engendre la violence, la misère et détruit littéralement une famille. En Finlande il est la première cause de mortalité parmi les 15-64 ans en 2007.

Beyond, est un drame familial assez banal, filmé de façon peu originale, dans lequel on peine à ressentir de l’empathie pour les personnages.

Le canal de Bruxelles en voie de gentrification

25 Oct
Ballade en péniche sur le Canal de Bruxelles organisée par le festival Plein Open Air

Ballade en péniche sur le Canal de Bruxelles organisée par le festival Plein Open Air

De Molenbeek à Cureghem, le canal de Bruxelles longe des quartiers populaires, des zones industrielles et parfois des terrains abandonnés. Des promoteurs immobiliers voudraient réaménager ces quartiers en bordure du canal pour y construire des immeubles de luxe, une marina, un centre commercial…

Si certains de ces projets sont encore hypothétiques, des tours d’immeubles sont en construction près de Tour et Taxis et à l’emplacement des anciens entrepôts Delhaize qui ont été détruits. Tout un passé industriel, toute une vie populaire sont menacés par des projets qui voudraient rendre le canal plus attractif pour une population qui arrive à la gare du midi par l’Eurostar et le Thalys.

Le festival PleinOPENAir organisé par le cinema NOVA se déroule chaque été dans un lieu clé de Bruxelles. L’été 2011, le POA s’est posé près du canal dans le quartier de Cureghem et des abattoirs d’Anderlecht afin de sensibiliser le public sur les transformations qui touchent le quartier.

Pour la maquette de notre émission Sous les pavés… Bruxelles prochainement sur Radio Panik, Aurélie Marchand, Aurélie Brousse et moi-même avons réalisé un reportage d’ambiance sur le festival POA et sur sa thématique liée au canal de Bruxelles

Notre invité Pierre Marissal a ensuite répondu à nos questions sur l’histoire du canal de Bruxelles et les enjeux actuels des projets de transformations.

Pour écouter l’émission : http://www.radiopanik.org/spip/Maquette-de-Sous-les-paves

Musique du générique :

Bibio, S’Vive

Programmation musicale :

La Tria 1070 feat. Cheb Bouaa, Laisse moi vivre

Le Pianc, Farm !

Invité :

Pierre Marissal, géographe à l’U.L.B. (Géographie appliquée et Geomarketing)

Pantha du Prince sonne les cloches à Oslo

19 Jun

Le producteur allemand de minimal house Pantha du Prince, travaille en collaboration avec un compositeur norvégien sur un projet expérimental. Les deux artistes présenteront cet été à Oslo une pièce musicale réalisée avec un orchestre rythmique de cloches. Pantha du Prince sera aussi à Bruxelles le 24 juin.

Pantha du Prince a récemment occupé l’actualité de la musique électronique avec son titre Stick to my side tiré de l’album Black Noise (2010). L’artiste s’était retiré dans un chalet perché dans les montagnes suisses pour réaliser l’album. Au-delà des ambiances orageuses et sombres, la nature a joué un rôle important dans la composition puisque Pantha du Prince a aussi utilisé des sons enregistrés dans la nature.

La collaboration avec le compositeur norvégien Lars Petter Hagen semble tout à fait s’inscrire dans le style organique de la musique de Pantha du Prince. Le projet acoustique baptisé The Bell Laboratory, explore la rythmique et les réverbérations des percussions mélodiques, devenues sa signature musicale. Utilisant pas moins de 64 cloches, le duo sera accompagné par quatre percussionnistes norvégiens, dont Martin Horntveth de Jaga Jazzist. La première se déroulera le 11 Août lors de l’ Oya festival à Oslo et sera l’occasion originale d’entendre un artiste électronique se produire avec un compositeur contemporain. A suivre !

Pantha du Prince sera à Bruxelles le 24 juin au Mirano, plus d’info ici.

Voici une version encore plus majestueuse de Stick to my side, tiré de l’album XI of BLack Noise sorti en mars 2011 (avec la participation de Walls et Four Tet).

Lars Petter Hagen compose des pièces électro-acoustiques et instrumentales pour des films et des pièces de théâtre. Il est une figure importante dans la musique contemporaine en Scandinavie et en Allemagne. Il a réalisé des installations sonores pour la Maison de Edvard Mucnh à Warnemünde et pour l’Université de Franckfort. Il a travaillé en tant que directeur artistique pour Ultima Festival, Happy Days and Nordic Music Days, des festivals norvégiens. Depuis 2003, il est président de la section norvégienne de la société internationale pour la musique contemporaine (ISCM).
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